


Notre savoir-faire — Apiculteurs corses professionnels en AOP
De la ruche au pot de miel, découvrez les secrets d’une apiculture passionnée, respectueuse de la nature et certifiée AOP.
Notre exploitation — Camille et Bastien, apiculteurs corses récoltants
Tout a commencé par un essaim posé dans le jardin de Bastien… Transmise par son grand-père et sa tante, sa passion pour les abeilles corses est devenue contagieuse ! C’est lui qui m’a donné le virus de l’apiculture, et ensemble nous sommes devenus apiculteurs corses professionnels récoltants.
En 2013, je crée mon exploitation apicole après avoir validé mon BPREA. Je développe rapidement une gamme de gourmandises artisanales au miel, et complète ma formation avec un CAP de chocolatier-confiseur obtenu en 2022.
En 2020, nous regroupons nos deux exploitations au sein du GAEC Exploitation Familiale Sicretu d’Apa. Installés à Alata au lieu-dit A Balisaccia, notre miellerie est aujourd’hui attenante à notre laboratoire de transformation et à notre point de vente directe.
Adhérents à l’AOP Miel de Corse depuis plus de 15 ans, nous gérons aujourd’hui près de 500 colonies conduites en transhumance tout au long de l’année.

L’abeille corse — Un écotype unique et protégé
Nous travaillons exclusivement avec l’abeille d’écotype corse (Apis mellifera mellifera corsica), écotype endémique de l’abeille noire parfaitement adapté aux conditions climatiques et géographiques de l’île.
Cette abeille exceptionnelle profite d’une longue saison apicole. En effet, grâce au climat méditerranéen, elle sort butiner dès 12°C. De plus, la reine pond sur une période étendue, permettant des colonies bien peuplées de mars à novembre.
Pour préserver cet écotype unique, toute importation de cheptel apicole est interdite en Corse depuis 1982. Le Syndicat AOC a mis en place en 2005 une station de sélection et de multiplication de l’abeille corse pour garantir la pureté de l’écotype.
➜ AOP Miel de CorseLa transhumance — Suivre les floraisons de la mer à la montagne
Apiculteurs professionnels, nous pratiquons la transhumance : nous déplaçons nos ruches pour suivre les floraisons successives que nous offre la nature corse. Sans cela, nous ne pourrions pas produire suffisamment de miel ni offrir une gamme aussi variée.
La transhumance se fait de nuit — les butineuses doivent avoir eu le temps de rentrer à la ruche au coucher du soleil. À leur réveil, c’est un tout nouveau paysage fleuri qui les accueille !
Les nuits de mai, juin et juillet sont les plus difficiles : les journées sont longues, les ruchers sous les châtaigniers sont loin, ainsi,il n’est pas rare que nous plantions une tente pour dormir sur place avant de reprendre la route le lendemain matin.
Nos ruchers sont installés avec soin :
- à l’abri du vent
- avec un ensoleillement maximal (sauf l’été où on recherche la fraîcheur)
- suffisamment loin des cours d’eau pour éviter les risques de crues
- avec une forte densité de plantes mellifères typiques
- entre 50 et 80 ruches par emplacement
Les saisons et les altitudes — La richesse florale de la Corse
La Corse, c’est une montagne dans la mer ! Ces grandes variations d’altitude sur un si petit territoire, combinées à un climat méditerranéen doux, ont permis le développement d’une flore endémique exceptionnellement riche, encore bien préservée.
🌸 Le Printemps — Des plaines au maquis
Au printemps, dans les basses vallées et les grandes prairies, nous recherchons la floraison de l’asphodèle, des chardons et de la vesce. Le dérèglemnt climatique rend ces récoltes de plus en plus aléatoires, ainsi depuis 2022, nous amenons une partie de nos ruches sur une exploitation de clémentiniers en Haute-Corse.
D’autre part, aucoeur du maquis, sur des emplacements plus sauvages, la bruyère blanche endémique (erica arborea) blanchit les collines. Le maquis également tacheté de jaune par les genêts, de mauve par la lavande papillon et de violet par les cistes très pollinifères offre de manifiques paysages et des odeurs envoutantes.
☀️ L’Été — La montagne et ses trésors
Ensuite, de la plaine, les ruches montent à la montagne où le printemps arrive plus tard. Nous répartissons alors nos colonies sur deux types d’emplacements simultanément :
Une partie de nos ruches est placée sur des emplacements à forte concentration de thym endémique (Erba barona), d’anthyllis et de ronces — qui donnent notre précieux miel de maquis d’été, rare et très recherché.
Une autre partie de nos colonies est installée en moyenne montagne sous les châtaigniers, entourés de ronces, clématites, thym et Nepita. C’est là que nous produisons notre miel de châtaigneraie, récolté à la fin juin — tannique, très parfumé, à ne surtout pas confondre avec la châtaigne : c’est la fleur, pas le fruit !
À partir de la mi-juillet, les ruches redescendent en plaine, à l’ombre en bordure de zones humides, où les abeilles récoltent les miellats de plus de 200 espèces végétales pour produire notre étonnant miel de miellats du maquis.
🍂 L’Automne — Un second printemps
Notre automne n’est pas un paysage fané — c’est un second printemps ! L’inule visqueuse jaunit les prairies, la salsepareille embaume les sentiers, et l’arbousier illumine le maquis de ses petites clochettes blanches et de ses fruits aux couleurs éclatantes.
C’est cette floraison automnale exceptionnelle qui nous donne notre miel le plus parfumé : le miel de maquis d’automne.
La récolte et l’extraction — Du nectar au pot
Comment les abeilles font-elles le miel ?
Les abeilles récoltent les nectars des fleurs (sauf pour le miel de miellats). Elles les transforment en miel en les séchant et déshumidifiant jusqu’à ce que le taux d’humidité descende en dessous de 18% — à ce stade, le miel se conserve naturellement sans fermentation.
Comment nous récoltons le miel ?
Lors de nos visites hebdomadaires de ruches (au printemps), nous surveillons attentivement les signes de la nature. Quand le miel est assez sec, nous prélevons les hausses (les étages supérieurs de la ruche comprenant 9 cadres cirés).



Étape 1 — La désoperculation
Nous retirons à la lame la fine couche de cire qui obstrue les alvéoles remplies de miel. La cire d’opercules est filtrée pour en récupérer le miel restant, et les cadres désoperculés sont placés dans l’extracteur.
Étape 2 — La centrifugation
Nous mettons les cadres en rotation à forte vitesse dans un extracteur. Par force centrifuge, le miel est expulsé des alvéoles et s’écoule le long de la paroi.
Étape 3 — La décantation et la mise en pot
Nous pompons et filtrons le miel extrait,puis nous le stockons en maturateur pendant quelques semaines pour le faire décanter avant de le mettre en pot. Pour les miels qui cristallisent rapidement, nous pratiquons l’ensemencement pour garantir une texture toujours fine et crémeuse.
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